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Thursday, October 17, 2013

Appuyer une équipe perdante est-il un comportement à risque pour la santé?

À l’automne, la saison régulière bat son plein et c’est la période idéale pour acclamer ses équipes favorites (football, soccer). Pour les mordus qui s’identifient à des équipes précises, l’automne peut s’apparenter à une montagne russe sur le plan émotif. Dans une récente étude intitulée « Du match aux aliments gras : un échec par procuration suscite un apport alimentaire malsain, mais l’affirmation de soi constitue une contremesure efficace »*, les auteurs concluent que les comportements alimentaires peuvent varier le lendemain d’un match, selon le résultat de l’affrontement.

Cette étude analyse les comportements alimentaires des partisans des équipes de la Ligue nationale de football (NFL) le lundi suivant un échec ou une victoire. En conclusion à cette étude, les partisans de l’équipe vaincue consomment 16 % plus de gras saturés et 10 % plus de calories. En revanche, les partisans de l’équipe victorieuse consomment 9 % moins de gras saturés et 5 % moins de calories. L’apport alimentaire en gras saturés augmente si l’équipe favorite affronte un adversaire de même calibre, perd par une mince différence ou perd contre toute attente. Tout autant, les passionnés du soccer adoptent de mauvais comportements alimentaires à la suite d’une défaite.

Dans une autre étude, les auteurs examinent la fréquence des arrêts cardiaqueschez les partisans et concluent que la fréquence augmente avec la défaite de l’équipe favorite. Lors de la Coupe du monde de soccer 2006 en Allemagne, on a enregistré plus de cas d’arrêt cardiaque quand l’Allemagne a perdu, quand le match était très serré ou quand le match s’est rendu à la limite. Quand l’Allemagne a gagné ou a joué un match sans importance, on n’a pas enregistré une augmentation du nombre de cas d’arrêt cardiaque.

Dans le cas du football, les auteurs n’ont pas observé de différences entre les partisans masculins et féminins; toutefois, il y a une tendance en direction des partisans masculins. Durant la Coupe du monde de soccer de 2006, le nombre de cas d’arrêt cardiaque a triplé chez les hommes et doublé chez les femmes.

Voici des conseils pour diminuer les risques pour la santé en regardant un match :
  1. S’affirmer* – processus par lequel on établit ses valeurs les plus importantes et on y adhère 
  2. Consommer des aliments santé durant le match et dans les heures et les jours qui suivent l’affrontement, indépendamment de l’issue du match 
  3. Choisir une autre équipe! 
De nombreux partisans consacrent beaucoup de temps et d’argent pour appuyer leurs équipes. La saison de compétition peut être très longue et une équipe peut fonctionner très bien ou très mal durant toute l’année. Et souvent, les inconditionnels d’une équipe vont l’appuyer en saison et hors-saison, et ce, indépendamment de la performance de l’équipe. Étant donné les risques pour la santéassociés à l’appui d’une équipe, il y a lieu d’analyser ses priorités, car entre vous et moi, il y aura toujours un autre match ou une autre année.

* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC:

1. Griffin D, Harris P. Calibrating the Response to Health Warnings: Limiting Both Overreaction and Underreaction With Self-Affirmation. Psychological Science (Sage Publications Inc.). May 2011;22(5):572-578.
2. Hyatt C. How is loyalty to a professional sports team originally established, and what factors play a role when allegiances are switched: a qualitative examination of the team-switching phenomenon. (Abstract). In 17th Annual North American Society for Sport Management Conference. NASSM abstracts, May 29-June 1, 2002, Canmore, Alberta, Canmore, Alta., North American Society for Sport Management, 2002, p.41--42. Canada: 2002.
3. O'Sullivan T, Hafekost K, Mitrou F, Lawrence D. Food Sources of Saturated Fat and the Association With Mortality: A Meta-Analysis. American Journal Of Public Health. September 2013;103(9):e31-e42.
4. Pollock P. Unhealthy Habits. Black Belt . August 2012;50(8):32.
5. Sweeney D, Quimby D. Exploring the Physical Health Behavior Differences between High and Low Identified Sports Fans. Sport Journal. January 2012;15:1.
6. Vallerand R, Ntoumanis N, Maliha G, et al. On passion and sports fans: A look at football. Journal Of Sports Sciences . October 2008;26(12):1279-1293.

Tuesday, October 1, 2013

Être sur Twitter ou pas – Est-ce que les athlètes devraient utiliser Twitter?

Trent Weir -  Stagiaire en gestion des affaires sportives au Collège Algonquin

On a qu’à penser à Cristiano Ronaldo et à ses 21 millions d’adeptes sur Twitter ou aux Sénateurs d’Ottawa et à leurs 186 000 appréciations sur Facebook pour se rendre à l’évidence que les médias sociaux jouent un rôle majeur dans l’évolution des relations des partisans avec les athlètes et les équipes. Les athlètes professionnels ne sont pas les seuls à se servir des médias sociaux*; de plus en plus d’étudiants-athlètes utilisent les médias sociaux pour communiquer avec leurs partisans. Tout comme du côté des professionnels, cette nouvelle forme de communication procure des avantages, mais soulève aussi des préoccupations.

Twitter devient de plus en plus rapidement le média social le plus populaire. Même si on compte plus d’utilisateurs sur Facebook, la croissance de Twitter est plus rapide. Grâce à la possibilité de communiquer avec un vaste public au moyen de microblogues, les partisans peuvent entrer en interaction plus personnelle avec les athlètes. Toutefois, en écrivant tout ce qui leur passe par la tête, les étudiants-athlètes peuvent se retrouver dans une situation fâcheuse s’ils ne pensent pas d’abord aux répercussions de leurs propos avant de les publier sur Twitter.

Pour l’utilisation de Twitter:
  • Bien utilisé, le microblogage peut aider l’étudiant-athlète à définir son identité auprès de la communauté sportive. Si jamais il s’engage dans les rangs professionnels, ce mode de communication pourrait l’aider à améliorer sa marque personnelle* et à lui procurer des contrats de commandite plus alléchants. 
  • Les étudiants-athlètes qui utilisent Twitter peuvent sensibiliser davantage les partisans à la réalité de leur école et de leur équipe. 
  • En utilisant Twitter, les coéquipiers peuvent communiquer entre eux plus souvent, ce qui peut contribuer à accroître le sentiment d’appartenance. 
Contre l’utilisation de Twitter:
  • Des fautes commises sur Twitter peuvent s’inscrire définitivement sur votre empreinte numérique*. Il n’est pas inhabituel pour un employeur potentiel de taper votre nom dans Google pour vérifier si votre utilisation de Twitter n’a pas créé de controverses. Le résultat de cette recherche peut conditionner leur perception à votre demande d’emploi. 
  • Quand un étudiant-athlète fait la manchette à cause de son microblogage, cela peut devenir une source de distraction majeure* pour lui et pour son équipe. 
  • En même temps que le microblogage permet aux étudiants-athlètes de communiquer entre eux, il ouvre la porte aux commentaires à leur sujet. Même si les commentaires sont de nature positive la plupart du temps, d’autres peuvent s’avérer extrêmement négatifs et néfastes. 
Plusieurs écoles ont réalisé la portée de Twitter chez leurs athlètes. Des écoles ont interdit leur utilisation durant la saison et d’autres ont embauché des firmes telles que UDiligence* ou Varsity Monitor. Ces firmes utilisent des algorithmes pour pointer les mots potentiellement nuisibles et éviter des controverses. D’autres écoles ont mis l’accent sur les bienfaits de Twitter pour leurs athlètes. Ces écoles fournissent de l’information à leurs athlètes et donnent des lignes directrices pour bien utiliser Twitter. L’Université de Washington a mis en vedette 35 étudiants-athlètes sur Twitter; cette initiative a contribué à démontrer le potentiel de l’utilisation de Twitter pour la promotion convenable de l’athlète et de l’école.

Si vous êtes un étudiant-athlète qui utilise Twitter à l’école secondaire ou à l’université, vous devez vous présenter de façon positive. Réfléchissez bien à ce que vous écrivez et à l’interprétation qu’on en fera; évitez le microblogage quand vous êtes bouleversé ou en colère. L’utilisation de Twitter peut être amusante et utile pour votre promotion personnelle si c’est fait intelligemment et de manière réfléchie.

* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC:

1. Steinbach, P. Character Studies. Athletic Business, November 2012;36(11):47-50. 
2. Fenwick F. BRAVE NEW WORLD. NZ Rugby World, May 2013;(160):80. 
3. Carroll C. Confusion Reigns As Colleges and Universities Deal with Social Media and the Student-Athlete. Journal Of NCAA Compliance, May 2012;:6-7. 
4. Ramos R. SOCIAL MEDIA AND EDUCATING STUDENT-ATHLETES ON RESPONSIBLE ENGAGEMENT. Cosida Digest, February 2013;:35-36.
5. Browning B, Sanderson J. The Positives and Negatives of Twitter: Exploring How Student-Athletes Use Twitter and Respond to Critical Tweets. International Journal Of Sport Communication, December 2012;5(4):503-521. 
6. Kishner I, Crescenti B. The Rise of Social Media. Entertainment & Sports Lawyer, Winter 2010;27(4):24-26. 
7. Frederick E, Choong Hoon L, Clavio G, Walsh P. Why We Follow: An Examination of Parasocial Interaction and Fan Motivations for Following Athlete Archetypes on Twitter. International Journal Of Sport Communication, December 2012;5(4):481-502.