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Thursday, May 8, 2014

Orientation des objectifs : les tâches versus l’ego

L’établissement d'objectifs* est une excellente façon d’aider les athlètes à livrer une performance optimale. Le fait d’avoir des cibles à atteindre motive constamment les athlètes à suivre un entraînement régulier et à obtenir de bons résultats lors de compétitions. Ces cibles doivent être réalistes, en plus de permettre une rétroaction et de donner aux athlètes un sentiment de réussite. Deux types d’orientations d’objectifs sont présentés dans la théorie* relative à l’atteinte d’objectifs athlétiques : les objectifs axés sur les tâches et les objectifs axés sur l’ego.

D’une part, les objectifs axés sur les tâches* prennent en considération que l’athlète souhaite maîtriser* une habileté ou une tâche. En ayant certaines compétences sportives, l’athlète se sent compétent et peut mettre en pratique ces habiletés sur le terrain. Cela signifie également que l’athlète a une motivation intrinsèque* et qu’il évalue la réussite selon l’effort et l’amélioration.

Les athlètes qui ont des objectifs axés sur les tâches :
  • déploient des efforts élevés; 
  • font de leur mieux; 
  • collaborent avec leurs coéquipiers; 
  • ont du plaisir sur le terrain. 
D’autre part, les objectifs axés sur l'ego* sont établis par les athlètes qui se comparent avec d’autres sportifs du même calibre qu’eux. La réussite de ces athlètes est évaluée en fonction d’une victoire ou d’une défaite face à un adversaire. Pour qu’ils aient un sentiment de réussite, ces athlètes ne doivent pas être les moins doués d’un groupe, et ils doivent mettent l’accent sur la victoire et non sur le développement des compétences. Les athlètes axés sur l’ego ont une motivation extrinsèque*.

Les athlètes qui ont des objectifs axés sur l’ego :
  • souhaitent être meilleurs que les autres; 
  • désirent avoir le meilleur équipement possible; 
  • veulent avoir la chance de leur côté; 
  • ont des habiletés innées. 
Selon le modèle du développement à long terme de l’athlète, l’idéal est d’établir des objectifs axés sur les tâches lors des stades 4 et 5 du cadre. Les objectifs axés sur l’ego devraient quant à eux être introduits environ à l’étape de l’entraînement à la compétition, puis entièrement appliqués au stade de l’entraînement à la victoire. On devrait encourager les athlètes à établir les deux types d’objectifs aux stades 5 et 6 afin d’assurer un développement complet. La plupart des personnes qui comptent de nombreux objectifs axés sur les tâches ou sur l’ego ont tendance à être actives pour la vie.

Comprendre les objectifs ciblés* et la motivation* des athlètes peut aider un entraîneur à mieux comprendre ses joueurs. Les objectifs responsabilisent les athlètes et les entraîneurs, et ils peuvent servir de référence pour évaluer le progrès et le développement. Un athlète idéal établit d’importants objectifs axés* sur les tâches et sur l’ego. Maîtriser une habileté donne confiance à l’athlète sur le terrain, et le désir de mieux performer qu’un adversaire crée une détermination pour gagner. Cette combinaison a permis à des athlètes comme Wayne Gretzky et Michael Jordan de devenir certains des meilleurs sportifs au monde.

* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC: 

1. Bakirtzoglou P, Ioannou P. GOAL ORIENTATIONS, MOTIVATIONAL CLIMATE AND DISPOSITIONAL FLOW IN GREEK SECONDARY EDUCATION STUDENTS PARTICIPATING IN PHYSICAL EDUCATION LESSON: DIFFERENCES BASED ON GENDER. / CILJEVI, MOTIVACIJA I STAV PREMA NASTAVI FIZIČKOG OBRAZOVANJA SREDNJOŠKOLACA U GRČKOJ: RAZLIKE BAZIRANE NA POLU. Facta Universitatis: Series Physical Education & Sport. December 2011;9(3):295-306.
2. Davis W, Carson C, Ammeter A, Treadway D. The Interactive Effects of Goal Orientation and Feedback Specificity on Task Performance. Human Performance. October 2005;18(4):409-426.
3. Davis W, Mero N, Goodman J. The Interactive Effects of Goal Orientation and Accountability on Task Performance. Human Performance [serial online]. January 2007;20(1):1-21.
4. Gilson T, Chow G, Ewing M. Defining Success in Strength Training Using Achievement Goal Orientations. Journal Of Sport Behavior. September 2008;31(3):220-236.
5. McCarthy J. Exploring the Relationship Between Goal Achievement Orientation and Mindfulness in Collegiate Athletics. Journal Of Clinical Sport Psychology. March 2011;5(1):44-57. Ping X,
6. McBride R, Bruene A, Yuanlong L. Achievement Goal Orientation Patterns and Fifth Graders' Motivation in Physical Education Running Programs. Pediatric Exercise Science. May 2007;19(2):179-191.

Thursday, January 23, 2014

Le Sommet national du mouvement « Au Canada, le sport c'est pour la vie » (ACSV)

Le Sommet national du mouvement « Au Canada, le sport c'est pour la vie » (ACSV) réunit les leaders qui œuvrent à rehausser la qualité du sport et des activités sportives au Canada. Une population canadienne qui mène une vie saine et active est une vision que SIRC est fier d’appuyer.

Nous vous invitons à consulter le centre de ressources sur place de SIRC lors du Sommet, où nous présenterons divers documents d’ACSV et du Développement à long terme de l’athlète (DLTA), tant sur support papier qu’électronique. Le bulletin de SIRC, la Politique canadienne du sport 2012 et d’autres publications seront également disponibles.

Voici certains sujets clés qui seront abordés lors du Sommet :
  • Pratiques exemplaires pour mettre en œuvre le modèle de DLTA 
  • Les meilleurs programmes personnels : une évaluation du savoir-faire physique au sein de la collectivité 
  • Un programme sportif de qualité 
  • Faciliter la mise en œuvre du DLTA dans tout le système : le changement de l’histoire de culture d’un sport 
  • Le développement du savoir-faire physique au moyen d’un modèle de développement progressif pour les jeunes participants 
  • La préparation à l’entraînement et le cerveau des adolescents 

Le Sommet national d’ACSV aura lieu du 28 au 30 janvier 2014, à l’hôtel Hilton du Lac-Leamy, dans la région de Gatineau-Ottawa.

Wednesday, November 13, 2013

Expériences en matière d’éducation physique

Les directives canadiennes en matière d’activité physique recommandent que les enfants et les adolescents participent tous les jours durant 60 minutes à des activités physiques d’intensité modérée à vigoureuse. En étant actifs, les enfants et les adolescents diminuent leur risque d’obésité, de maladies cardiovasculaires, de diabète et d’autres maladies chroniques associées au mode de vie sédentaire. L’activité physique peut contribuer à l’amélioration du rendement scolaire* et à l’adoption d’un mode de vie sain maintenu à l’âge adulte.

Les classes d’éducation physique doivent être amusantes pour les enfants et les adolescents. Ces classes sont pour les jeunes des occasions d’initiation et de développement des habiletés motrices et sportives et de travail en équipe; en plus, elles permettent de prendre goût au sport et d’acquérir d’autres compétences vitales associées à la socialisation et au travail en groupe. Toutefois, ce n’est pas toujours le cas; parfois, des élèves associent les classes d’éducation physique à des expériences négatives*.

La recherche révèle que les expériences* vécues dans les classes d’éducation physique peuvent avoir des répercussions sur le maintien d’un mode de vie sain à l’âge adulte. Les adultes qui ont de bons souvenirs des classes d’éducation physique sont plus à même d’être physiquement actifs dans leur quotidien. Il est important de reconnaître l’impact des expériences positives chez les enfants et les adolescents dans les classes d’éducation physique.

Voici des facteurs à prendre en compte pour l’organisation des cours d’éducation physique*:
  • Présenter des activités ajustées à l’âge des jeunes; ainsi, ils peuvent apprendre des habilités correspondant à leur capacité 
  • Identifier les ressources et le soutien disponibles pour les jeunes qui se sentent moins bien dans une classe d’éducation physique
  • Élaborer des activités de type inclusif pour tous les participants 
  • Évaluer et bien analyser le plan de cours 
En faisant en sorte que l’éducation physique procure des expériences positives, on modèle la perception des élèves à l’égard de l’activité physique tant à l’âge scolaire qu’à l’entrée dans l’âge adulte, période correspondant au stade de la vie active selon le modèle du DLTA. Être actif physiquement n’est pas seulement bénéfique dans le présent, mais aussi pour le futur.

* Seulement disponible en anglais 

Références de la collection de SIRC:

1. BEKIARI A. PERCEPTIONS OF INSTRUCTOR'S VERBAL AGGRESSIVENESS AND PHYSICAL EDUCATION STUDENTS' AFFECTIVE LEARNING. Perceptual & Motor Skills. August 2012;115(1):325-335.
2. Bryan C, Solmon M. Student Motivation in Physical Education and Engagement in Physical Activity. Journal Of Sport Behavior. September 2012;35(3):267-285. 
3. Ghofrani M, Golsanamlou M. STUDENTS' PERCEPTION OF PHYSICAL EDUCATION COURSES AND ITS RELATIONSHIP WITH THEIR PARTICIPATION IN SPORT ACTIVITIES. / PERCEPCIJA STUDENATA O NASTAVI TJELESNOG ODGOJA I NJEGOVA POVEZANOST SA NJIHOVIM UČEŠĆEM U SPORTSKIM AKTIVNOSTIMA. Sport Scientific & Practical Aspects. June 2012;9(1):21-31.
4. Patterson D, Collins J. MIDDLE SCHOOL GIRLS' PERCEPTIONS OF THEIR PHYSICAL EDUCATION CLASSES AND TEACHERS. Medicina Sportiva. April 2012;16(1):12-16.
5. Perlman D. An examination of amotivated students within the Sport Education Model. Asia-Pacific Journal Of Health, Sport & Physical Education. August 2012;3(2):141-155.
6. Trout J, Graber K. Perceptions of Overweight Students Concerning Their Experiences in Physical Education. Journal Of Teaching In Physical Education. July 2009;28(3):272-292.

Thursday, October 24, 2013

Spécialisation précoce ou tardive?

Les athlètes d’aujourd’hui, comparativement à ceux d’hier, ont tendance à s’entraîner à longueur d’année. Le sport est devenu une grosse entreprise où il y a beaucoup à gagner; de nos jours, il n’est plus question de se reposer pendant l’été de la saison de hockey ou de tout autre sport professionnel et de se présenter au camp d’entraînement en piètre condition physique. Cette exigence s’applique au niveau professionnel ainsi qu’en période de croissance chez les athlètes. Les jeunes se spécialisent très tôt afin d’améliorer leurs habiletés et leurs capacités dans un sport donné. Ils s’entraînent toute l’année pour devenir le prochain Olympien ou obtenir une bourse destinée aux étudiants-athlètes. Toutefois, la spécialisation précoce est-elle avantageuse?

La spécialisation précoce présente des avantages*: elle permet aux enfants de reconnaître à bas âge les scénarios de jeu et de développer une pensée stratégique. Par exemple, Tiger Woods et Andre Agassi se sont spécialisés à bas âge et sont devenus des athlètes extraordinaires. La théorie de la pratique délibérée* d’Ericsson et collaborateurs appuie la thèse de la spécialisation précoce selon laquelle plus on se consacre tôt à l’entraînement, plus grandes sont les chances d’exceller dans le domaine retenu.

En revanche, la spécialisation précoce limite la capacité des enfants à explorer les autres sports et à découvrir, le cas échéant, leurs autres talents. La spécialisation précoce peut aussi accroître le risque de blessures dues au surmenage* à bas âge et l’épuisement*. De plus, la spécialisation à bas âge n’est pas le seul facteur pour devenir un grand athlète. Wayne Gretzky* était un joueur de hockey phénoménal à bas âge, mais il faut savoir qu’il était aussi bon au baseball et à la course.

La majorité des organismes de sport ont adopté le modèle du développement à long terme de l’athlète; ils encouragent les filles et les garçons à commencer à se spécialiser à 11 ans et à 12 ans respectivement. Ce modèle conteste donc la thèse de la spécialisation précoce et encourage la participation des enfants à diverses activités avant de songer à la spécialisation.

Une étude* réalisée auprès de joueurs de soccer de niveau collégial conclut qu’on ne peut pas vraiment faire une différence entre les joueurs à spécialisation précoce comparativement à ceux à l’approche multisport pour jouer dans la NCAA.

En permettant à leurs enfants de pratiquer plusieurs sports, les parents font en sorte que les os et les muscles des jeunes s’adaptent à différents mouvements; les enfants évitent ainsi les blessures dues au surmenage. L’apprentissage de différents sports permet aux enfants de développer d’autres caractéristiques et de socialiser d’une façon positive avec un grand nombre de camarades, et ce, sans pression, car ils ne jouent pas au même sport à longueur d’année.
* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC:

1. Callender S. The Early Specialization of Youth in Sports. Athletic Training & Sports Health Care: The Journal For The Practicing Clinician. November 2010;2(6):255-257.
2. Côté J, Lidor R, Hackfort D. ISSP POSITION STAND: TO SAMPLE OR TO SPECIALIZE? SEVEN POSTULATES ABOUT YOUTH SPORT ACTIVITIES THAT LEAD TO CONTINUED PARTICIPATION AND ELITE PERFORMANCE. International Journal Of Sport & Exercise Psychology. March 2009;7(1):7-17.
3. Ford P, Ward P, Hodges N, Williams A. The role of deliberate practice and play in career progression in sport: the early engagement hypothesis. High Ability Studies. June 2009;20(1):65-75.
4. Jenkins S. Leading Article: Digging it out of the Dirt: Ben Hogan, Deliberate Practice and the Secret. International Journal Of Sports Science & Coaching. December 15, 2010;5:1-21.
5. Malina R. Early Sport Specialization: Roots, Effectiveness, Risks. Current Sports Medicine Reports (American College Of Sports Medicine). November 2010;9(6):364-371.
6. Moesch K, Elbe A, Hauge M, Wikman J. Late specialization: the key to success in centimeters, grams, or seconds (cgs) sports. Scandinavian Journal Of Medicine & Science In Sports. December 2011;21(6):e282-e290.
7. Roberts W. EDITORIAL: Youth Sports: Who's Pushing the Cart?. Current Sports Medicine Reports (American College Of Sports Medicine). November 2010;9(6):323.

Thursday, August 22, 2013

L’importance de la bonne biomécanique

Dans le sport et l’exercice, la biomécanique* réfère à l’étude des mouvements humains, incluant l’interaction entre l’athlète, l’équipement sportif et l’environnement pour l’exercice. Les athlètes essaient toujours de trouver des manières d’aller plus vite, plus haut et plus fort avec le moins de blessures. Améliorer votre biomécanique peut être une manière importante d’améliorer votre performance athlétique, de minimiser les blessures et, en retour, de promouvoir la longévité de votre carrière.

Dans l’exemple du baseball, comprendre la bonne biomécanique de lancer* est un des facteurs importants pour établir si un lanceur est du matériel pour les ligues majeures ou mineures. Bien sûr, il y a d’autres paramètres utilisés pour mesurer la capacité d’une personne pour lancer dans les ligues majeures, mais avoir la bonne forme et la bonne technique aide. Avoir une balle rapide* puissante, un changement de vitesse* décevant et une balle courbe* malicieuse peut s’apprendre - donc, développer la bonne mécanique tôt en effectuant ces lancers* fait une grosse différence. Un lanceur doit aussi tenir compte de sa santé en rapport avec l’art qu’il choisit. Lancer une balle rapide à 160km/h est un exploit incroyable, mais un exploit qui est très dur sur votre corps avec le temps.

Apprendre la bonne mécanique pour lancer une balle rapide, commencer avec la phase du changement de vitesse et culminer avec la phase de la fin de l’élan est important pour éviter les blessures. De plus, développer un deuxième et un troisième lancer efficaces peut minimiser la violence que votre corps subit en diversifiant votre répertoire de lancers et en gardant votre nombre de lancers de balles rapides plus bas. Pour les jeunes lanceurs, maîtriser la bonne biomécanique du mouvement du corps peut faire beaucoup pour minimiser les chances de se blesser*. Moins les blessures affectent un lanceur, plus grandes sont les chances de développer un lanceur des ligues majeures.

Dans le cas de la course, avoir la bonne biomécanique peut aider à améliorer votre économie de course* en rendant le coureur plus efficace puisqu’il utilise moins d’énergie. Cela aide aussi à minimiser le déséquilibre* et les blessures de surutilisation. Moins vous passez de temps sur les lignes de côté et plus à l’entraînement et en compétition, meilleures sont les chances de développement à long terme.

Les avantages de la bonne biomécanique
  • Développe les modèles de mouvements efficaces, que ce soit sur le terrain ou pendant l’entraînement de résistance. 
  • Améliore la technique et la forme spécifiques au sport pour améliorer la performance et minimiser les blessures. 
  • Développer les bonnes habitudes, assurer que l’athlète peut se développer à long terme. 
Comprendre les bons mouvements du sport et de l’exercice permettra au participant d’être plus efficace, solide techniquement et sujet aux bonnes habitudes pour le développement à long terme. Un(e) athlète qui incorpore la bonne biomécanique s’assure qu’il ou elle minimise le risque de se blesser, lui permet d’atteindre son potentiel au plus haut niveau.

* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC: 
1. Cheung R, Ng G. A systematic review of running shoes and lower leg biomechanics: A possible link with patellofemoral pain syndrome?. International Sportmed Journal. September 2007;8(3):107-116.
2. Elder K. Little League Elbow. Athletic Training & Sports Health Care: The Journal For The Practicing Clinician. May 2010;2(3):100-102.
3. Hurd W, Kaufman K. Glenohumeral Rotational Motion and Strength and Baseball Pitching Biomechanics. Journal Of Athletic Training. May 2012;47(3):247-256.
4. McBain K, Shrier I, Matheson G, et al. Prevention of sports injury I: a systematic review of applied biomechanics and physiology outcomes research. British Journal Of Sports Medicine. March 2012;46(3):169-173.
5. Nessler T, Mokha M. Using Movement Assessment to Improve Performance and Reduce Injury Risk. International Journal Of Athletic Therapy & Training. March 2013;18(2):8-12.
6. Oliver G. The Windmill Softball Pitch: Optimal Mechanics and Pathomechanics of Injury. Athletic Therapy Today. November 2010;15(6):28-31.
7. Silvers H. INJURY PREVENTION IN THE SOCCER ATHLETE. Sportex Medicine. January 2011;(47):14-21. Available from: SPORTDiscus, Ipswich, MA.

Thursday, July 18, 2013

Les habiletés de base des mouvement

Il n’y a pas de discussion que les adultes et les enfants qui sont actifs physiquement de manière régulière sont plus en santé que ceux qui ne sont pas actifs. Toutefois, un adulte qui n’a jamais appris à lancer une balle ou à frapper avec un bâton ne participera certainement pas à une activité comme le baseball ou la balle-molle. Pour ces raisons, il est important d’exposer les enfants à un jeune âge au développement physique. Les garçons d’entre 6 et 9 ans et les filles d’entre 6 et 8 ans sont à une excellente phase pour découvrir S’amuser grâce au sport de la phase de mouvement du Développement à long terme de l’athlète. On y enseigne les habiletés de base des mouvements en développant les habiletés locomotives*, les habiletés pour contrôler des objets* et la stabilité*.

Les habiletés de base des mouvements impliquent courir, l’équilibre, lancer, sauter, sautiller, attraper, botter et frapper. Apprendre toutes ces habiletés permet à un enfant d’être exposé à toutes sortes d’activités pour instiller une passion et connaître différents sports. Ceci leur permet, en retour, de découvrir et de développer d’autres attributs comme la capacité de suivre des directives, d’écouter, travailler dans le cadre d’une équipe, jouer et interagir avec ses pairs. Un enfant dans un cours de mouvements de base comparé à un enfant qui joue à un sport spécifique peut apprendre les techniques de base de tous les sports comparativement à celles d’un seul sport.

Les enfants qui peuvent lancer peuvent jouer au baseball, softball, goalball, rugby et quilles. S’ils peuvent courir ils peuvent faire du soccer, basketball, squash, tennis et athlétisme. En bout de ligne, si l’enfant décide de se concentrer sur un sport, il a plusieurs options et des expériences antérieures sur lesquelles se fier. Même s’il décide de faire du sport récréatif, il a appris les bases de tous les genres de sports et peut les apprécier quand il les choisit.

En entraînant les habiletés des mouvements de base aux enfants, il est important d’établir un plan de leçon. Un plan de leçon* permet à l’instructeur ou à l’entraîneur d’établir une direction, savoir quel équipement est nécessaire et avancer en séquence pour atteindre le résultat voulu.

Il est important de s’assurer que le cours implique:
  • Un élément instructif
  • Un élément de démonstration pour bâtir une image mentale 
  • Un élément d’exploration 
  • Un entraînement 
  • Un élément d’application 
Par exemple, un plan de leçon de course pourrait impliquer expliquer un exercice comme faire une marche A et ensuite une démonstration de comment faire une marche A. Les enfants peuvent alors l’essayer, être corrigé pour les erreurs et enfin jouer un match qui met l’emphase sur l’action de la marche A.

En tant qu’instructeur, traiter avec des enfants dans la phase des mouvements de base exige une attitude patiente et de soutien. Ces enfants ne sont pas des athlètes professionnels et, à cet égard, les encourager les conduira loin. Également, gardez à l’esprit que les enfants apprennent et se développent différemment. Favoriser chez les Canadiens toute une vie active est aussi important que favoriser les futures vedettes sportives canadiennes.

* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC:

1. Bailey R, Cope E, Pearce G. Why do children take part in, and remain involved in sport? A literature review and discussion of implications for sports coaches. International Journal Of Coaching Science. January 2013;7(1):56-75.
2. Ebbets R. FUNDAMENTALS. Track Coach. Summer2010 2010;(192):6120-6148.
3. Gimenez R, Lustosa De Oliveira D, De J. Manoel E, Dantas L, Marques I. INTEGRATING FUNDAMENTAL MOVEMENT SKILLS IN LATE CHILDHOOD. Perceptual & Motor Skills. April 2012;114(2):563-583. Hands B. How fundamental are fundamental movement skills?. ACHPER Active & Healthy Magazine. April 2012;19(1):14-17.
4. Sheehan D, Katz L. Using Interactive Fitness and Exergames to Develop Physical Literacy. Physical & Health Education Journal. Spring2010 2010;76(1):12-19.
5. Williams M, Saunders J, Maschette W, Wilson C. Outcome and Process in Motor Performance: A Comparison of Jumping by Typically Developing Children and Those with Low Motor Proficiency. Measurement In Physical Education & Exercise Science. April 2013;17(2):135-149.
6. Zuvela F, Bozanic A, Miletic D. POLYGON—A new fundamental movement skills test for 8 year old children: construction and validation. Journal Of Sports Science & Medicine.

Thursday, July 11, 2013

Développement à long terme de l’athlète

Christine Sinclair est une des plus grandes joueuses de soccer à avoir jamais porté la feuille d’érable. Elle est l’image du soccer féminin canadien et sans aucun doute une des meilleures joueuses au monde. Le cliché que les athlètes sont nés ainsi est vrai. Mais ce qui aide à expliquer le succès d’une athlète comme Christine Sinclair est qu’elle a traversé un processus de développement pour arriver là où elle est aujourd’hui.

Le développement à long terme de l’athlète, le DLTA, est le système qui a été créé pour aider à développer les sports au Canada. Le DLTA est le continuum du savoir-faire physique, qui est important dans le développement des futurs athlètes et qui garde les enfants et les adultes impliqués dans les activités physiques. Composé de sept phases séquentielles de développement, le DLTA aide à établir le savoir-faire physique nécessaire pour apprécier pendant toute la vie les activités de loisirs tout en soutenant le développement de nos futures vedettes sportives. Les phases du DLTA assurent aussi que les enfants sont exposés à toutes sortes de sports et développent des habiletés qui pourraient rendre l’activité physique plus facile, amusante et pour très probablement qu’ils aimeront faire du sport une fois rendus adultes.

Les sept phases du modèle du développement à long terme de l’athlète sont:
Les trois premières phases du DLTA permettent aux enfants d’apprendre les bases de différents sports. Ces phases sont les blocs de construction pour atteindre les habiletés nécessaires à la poursuite de l’entraînement d’élite ou simplement aimer les sports en général. Les phases 4 à 6 permettent à ceux qui se concentrent sur un sport d’avoir l’occasion de concourir et de s’entraîner au plus haut niveau. La phase sept permet d’apprécier les sports et les activités de loisir pendant toute la vie.

Chaque phase dans le modèle du DLTA aide à développer les athlètes à tous les niveaux de la progression, de Christine Sinclair aux athlètes qui participent de manière récréative. Les participants qui commencent à n’importe quelle phase du modèle de développement à long terme de l’athlète peuvent atteindre la connaissance et aborder la phase suivante du développement d’autant plus facilement. L’objectif des phases est d’offrir un continuum par lequel tous les Canadiens peuvent faire du sport et être actifs pour la vie. Les phases du DLTA sont des blocs de construction pour apprécier les activités physiques pendant toute la vie.

Références de la collection de SIRC: 

1. Balyi I, Hamilton A. LONG-TERM ATHLETE DEVELOPMENT Trainability in childhood and Adolescence. American Swimming. March 2010;2010(2):14-23. 
2. Banack H, Bloom G, Falcão W. Promoting Long Term Athlete Development in Cross Country Skiing Through Competency-Based Coach Education: A Qualitative Study. International Journal Of Sports Science & Coaching. June 2012;7(2):301-316. 
3. Cobley S, Baker J, Wattie N, McKenna J. Annual Age-Grouping and Athlete Development. Sports Medicine. March 2009;39(3):235-256. 
4. FORD P, CROIX M, WILLIAMS C, et al. The Long-Term Athlete Development model: Physiological evidence and application. Journal Of Sports Sciences. February 15, 2011;29(4):389-402.
5. Greyson I, Kelly S, Peyrebrune M, Furniss B. Research Notes: Interpreting and Implementing the Long Term Athlete Development Model: English Swimming Coaches' Views on the (Swimming) LTAD in Practice: A Commentary. International Journal Of Sports Science & Coaching. September 2010;5(3):403-406. 
6. Norris S. Long-Term Athlete Development Canada: Attempting System Change and Multi-Agency Cooperation. Current Sports Medicine Reports (American College Of Sports Medicine). November 2010;9(6):379-382. 
7. Way R. LEADERS GATHER IN OTTAWA TO DISCUSS LONG-TERM ATHLETE DEVELOPMENT. Coaches Plan/Plan Du Coach. Spring2009 2009;16(1):42-43.